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Eléments de connaissance existants

Depuis plusieurs années, les acteurs de ce lieu développent une approche de la viticulture fondée sur l’observation du vivant et le partage d’expériences. Leur démarche s’appuie sur un réseau d’agriculteurs, de viticulteurs, d’agronomes et de chercheurs qui explorent de nouvelles façons de cultiver les terres en s’inspirant des dynamiques naturelles.

Les échanges portent notamment sur l’agroforesterie, le rôle des haies, les couverts végétaux, la circulation du vent ou encore la biologie des sols. Ces différents leviers sont aujourd’hui reconnus comme essentiels pour renforcer la résilience des exploitations face aux bouleversements climatiques et restaurer les équilibres écologiques des paysages agricoles.

Parmi les pratiques expérimentées figure la biodynamie, qui cherche à favoriser des sols les plus vivants possibles grâce à une attention particulière portée à leur activité biologique, à leur fertilité et à leur équilibre. Les préparations biodynamiques constituent l’un des outils de cette approche, mais elles ne représentent qu’une partie de la réflexion.

L’expérience de terrain montre en effet que, dans des systèmes dominés par la monoculture, la biodynamie ne peut à elle seule répondre à l’ensemble des enjeux. Restaurer un sol vivant implique également de repenser le paysage dans son ensemble, recréer des continuités écologiques, réintroduire des arbres, favoriser la biodiversité et considérer chaque parcelle comme un organisme vivant, en interaction permanente avec son environnement.

Cette vision s’est construite avant tout à travers l’observation, l’expérimentation et les échanges avec d’autres agriculteurs, notamment en Suisse, où les pratiques biodynamiques sont particulièrement développées. Ces rencontres nourrissent une réflexion collective qui dépasse les frontières et met en dialogue des expériences complémentaires autour des sols vivants et de l’agriculture régénérative.

Cette démarche soulève également une question de fond sur l’évolution de la recherche agronomique. Si les connaissances sur les terroirs et leurs équilibres se sont construites au fil des siècles, certains estiment que la compréhension globale des paysages agricoles et de leurs interactions biologiques mérite aujourd’hui d’être davantage approfondie. Les travaux de recherche ont largement contribué aux progrès de la protection des cultures, mais les défis contemporains invitent également à renforcer les recherches consacrées au fonctionnement des écosystèmes, à la fertilité biologique des sols et aux approches systémiques du paysage.

C’est précisément dans cette volonté de faire dialoguer les savoirs scientifiques, les connaissances de terrain et les regards ancestraux que s’inscrit ShikwakaLAB. En réunissant ces différentes approches, le projet cherche à ouvrir de nouvelles perspectives pour imaginer une viticulture capable de préserver durablement la vitalité des sols, la biodiversité et les paysages qui la rendent possible.

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