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Fontaines de Notre-Dame de planté à Quilly (Loire-Atlantique)

Croisements entre savoirs vernaculaires et scientifiques

Il se disait que ces fontaines étaient miraculeuses. Comment résonnent-elles encore dans les mots, les pratiques et les légendes ? La composition chimique de l’eau y est-elle différente ? La radioactivité naturelle présente y joue-t-elle un rôle ? Qu’y voient les scientifiques ?

Ce laboratoire en un coup d’œil ! 

Notre-Dame de planté en quelques mots !

Le Laboratoire de Notre-Dame de Planté est une initiative interdisciplinaire installée à Quilly, autour des sources de la chapelle de Planté. Ce projet réunit scientifiques, artistes, habitants et praticiens afin de créer un dialogue entre sciences académiques et savoirs vernaculaires liés à l’eau et au territoire. Des équipes de Nantes Université, du CNRS y caractérisent la géologie, les propriétés physico-chimiques des eaux, notamment leur radioactivité naturelle, tout en prenant en compte les récits locaux, les légendes et les usages traditionnels associés aux sources. Au cœur de cette démarche se trouve la volonté de croiser différentes manières de percevoir et de comprendre l’eau. Le laboratoire de Planté souhaite notamment organiser une rencontre avec le peuple autochtone Kogi afin de mettre en regard leurs connaissances ancestrales du vivant avec les approches scientifiques contemporaines du cycle de l’eau. Le programme associe études de terrain, expérimentations, échanges artistiques et réflexions autour de « l’eau qui soigne et soigner l’eau » à l’échelle du bassin versant du Brivet où ce trouve ce site. À travers cette approche sensible et transdisciplinaire, le Laboratoire de Notre-Dame de Planté explore les liens entre environnement, mémoire des lieux et pratiques humaines, dans une volonté de dépasser les frontières traditionnelles entre science, culture et perception du vivant.

Les acteurs du lieu

Les problématiques

Le Laboratoire de Notre-Dame de Planté s’intéresse aux relations entre l’eau, les territoires et les pratiques humaines, dans une approche à la fois scientifique, sensible et interdisciplinaire. Inscrit dans la continuité des échanges menés sur le site de la ZATU (Zone Atelier Territoires Uranifères) à Rophin, le projet poursuit les réflexions autour de la radioactivité naturelle des eaux et de ses implications environnementales. L’une des principales problématiques du laboratoire consiste à mieux comprendre les interactions entre l’eau et son environnement, les activités humaines, les usages culturels. Les recherches portent également sur la singularité de ces eaux historiquement utilisées par les populations locales pour leurs qualités reconnues et leurs usages thérapeutiques. Le laboratoire cherche ainsi à créer un espace de dialogue fertile entre savoirs scientifiques et connaissances vernaculaires. Cette démarche repose sur la reconnaissance de la diversité des expériences et des pratiques liées à l’eau, tout en maintenant une exigence de rigueur scientifique, de transparence des sources.

Les fontaines de Notre Dame de Planté

Enfin, le projet inscrit les sources de Notre-Dame de Planté dans une réflexion plus large sur leur bassin versant (Brivet) et leurs continuités écologiques, depuis le sillon de Bretagne et les marais de Brière jusqu’à l’estuaire et l’embouchure de la Loire.

Présentation du projet par les acteurs du laboratoire

Un premier rendez-vous réunissant l’ensemble des acteurs de l’aventure ShikwakaLAB s’est tenu récemment au sein d’un autre laboratoire de l’aventure : les viticulteurs de Chablis. À cette occasion, chaque équipe a présenté sa démarche, ainsi que les pistes d’exploration envisagées avec les peuples de la Sierra.

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