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Un autre regard sur la nouvelle année – Cycles naturels et rééquilibrage

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Pour de nombreux peuples autochtones, notamment ceux de la Sierra Neveda de Santa Marta et des Andes, le calendrier ne se mesure pas uniquement en dates, mais en cycles naturels. Le « nouvel an » n’est pas un moment festif centré sur les vœux, mais une période de responsabilité, de gratitude et de rééquilibrage. À cette période de l’année, jusqu’à la mi-janvier, les communautés se rendent dans les hauteurs de la montagne, sur leurs sites sacrés, pour réaliser des travaux traditionnels guidés par les mamos (autorités traditionnelles). Ces pratiques incluent les « pagamentos » (offrandes), des actes de réciprocité envers la nature : rendre symboliquement ce qui a été pris (l’eau, le bois, la nourriture…) par la pensée ou par des offrandes adaptées à chaque lieu sacré. Ces gestes sont essentiels pour maintenir l’équilibre du vivant.

Leur calendrier est intimement lié aux rythmes de la Terre : solstices, équinoxes, cycles de semailles et de récoltes, moments dédiés aux graines, à l’eau ou aux forêts. Par exemple, entre le 1er et le 15 février, une période de saneamiento (purification et renouvellement de l’énergie de la nature) a lieu. C’est à ce moment que le parc national Tayrona ferme au tourisme afin de permettre aux autorités spirituelles d’accomplir leurs travaux traditionnels.

Comprendre le « nouvel an » selon ces cultures, c’est reconnaître que nous faisons partie de la nature, et non l’inverse. C’est un temps pour remercier, rendre, prendre soin, et se souvenir que si la nature est en déséquilibre, nous le sommes aussi.

Plutôt que de souhaiter une « bonne année » au sens occidental, nous pouvons souhaiter une année de justesse, de réciprocité et d’harmonie avec les cycles du vivant.

L’équipe de Tchendukua – Ici et Ailleurs.

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